sauf que la personne avec laquelle on devait travailler a finalement eu d’autres obligations d’ordre professionnel et on s’est donc retrouvé sans monteur.

Nos boulots respectifs ont repris et le film a été mis en stand by jusqu'à ce qu’on trouve un monteur qui accepte de bosser avec nous bénévolement.

En janvier 2004, Philippe Couton me propose de nous aider. Pendant un mois environ, je passe les week-ends chez lui à monter le court métrage. Ce type a un talent monstre et son apport au film est providentiel. Lors du tournage de l’affrontement final, j’avoue avoir été un peu dépassé par les événements, ne sachant plus vraiment si les plans tournés allaient pouvoir s’enchaîner correctement. Philou est parvenu à mettre de l’ordre dans tout ça et je l’en remercie vivement.

Pour ce qui est de la musique du film, j’ai simplement pioché dans ma collection de Bandes Originales.

En février 2004, le film est monté... il ne reste plus qu’à réaliser et intégrer les plans en images de synthèse, bruiter entièrement le film (il n’y a que 2 séquences ou du son direct est utilisé, le reste du temps le vent des dunes rend la bande son inexploitable), faire un générique et enfin l’étalonner.

Et voilà que nous tombe une nouvelle tuile de taille sur la tête... Le pote qui devait réaliser les CGI vient de se voir proposer un boulot qu'il ne peut pas refuser et qui l’oblige à déménager en Angleterre... Avec lui s’envole l’espoir de pouvoir finir le film prochainement... Retrouver quelqu’un qui acceptera de faire les plans en images de synthèse et leurs compositing gratuitement, ça n’allait pas être facile.

Hippocanthropy est alors rangé sur une étagère en attendant de trouver une solution.

Nos vies professionnelles nous empêchent de nous consacrer pleinement à la tâche et le film commence à prendre la poussière.

En janvier 2005, on décide de s’y remettre sérieusement. Lancer des petites annonces sur des sites spécialisés peut être un point de départ. Et là on se dit que le mieux, pour convaincre une personne de bosser avec nous, serait de lui donner un aperçu de notre film, sous la forme d’une petite bande annonce. Considérant que Philippe Couton a suffisamment donné de sa personne sur le montage du film, je décide de m’y mettre moi.

Une musique entendue chez une amie me donne le déclic : Je trouve instantanément que An ordinary life de Telepopmusik est idéal pour une bande annonce. L’idée d’utiliser cette musique va désormais être ma principale motivation.

J’apprends donc à me servir d’un logiciel de montage en élaborant notre trailer. Je découvre les multiples fonctions qui me sont offertes et j’ai l’impression d’ouvrir la boite de Pandore...

Satisfait du rendu de la bande annonce, je me dis que ce qui serait bien, ce serait en plus de truquer les plans à effets spéciaux, pour donner à notre futur infographiste une idée bien précise de ce qu’on recherche...et ce faisant, je me rends compte que mes plans passent assez bien, et reste dans l’esprit amateur du reste du film... Et là, je me dis que c’est inutile de se casser la tête à chercher un gars pour faire ce boulot, autant le faire nous même.

Donc je peaufine les effets, bruite l’ensemble du métrage, je rajoute quelques idées et en mars 2005, on obtient enfin un film regardable qu’on peut enfin montrer à des gens, pour avoir des remarques et pouvoir prendre ainsi un peu de recul.

Plusieurs personnes ne comprennent pas trop le personnage que joue François. Dans la première version du film, la scène ou François marche sur la plage vers la caméra se situait juste après l’arrivée des truands. Je décide alors de mettre cette séquence en introduction, avec en plus une voix off qui explique qui il est et ce qu’il fait.

Une autre personne me fait remarquer que le duel de fin plombe un peu le film. Au départ, on avait juste un plan de face à face puis le temps se ralentit et les personnages se lancent l’un vers l’autre. J’ai décidé de surjouer le face à face en m’inspirant d’une scène d’un Sergio Leone, et en mettant les regards qui s’affrontent au son du coup d’épée. (Chez Leone, c’était le même type de procédé mais avec des coups de feu)

En avril 2005, on trouve une personne pour nous faire un excellent générique (de son cru) : Thierry Beauvallet. L’idée au départ était de n’avoir que 3 couleurs (blanc, noir et rouge). Thierry a organisé tout ça de manière graphique et lisible, puis il a imaginé spontanément ce générique de fin pivotant.

En Juin 2005, Vincent Turquier me propose d’étalonner le film. Grâce à lui, notre court métrage gagne enfin cette homogénéité dans l’image qui depuis le début lui manquait.


Le jeu des 7 erreurs de l'unique erreur :
Le jeu de l'unique erreur

L'étalonnage :
Avant / Après l'étalonnage

La scène des douilles :
Découvrez le monde merveilleux des effets spéciaux :)

Il manque bien sûr l'effet spécial de la sonnette, mais on le garde pour une autre fois :)

Note : Vous trouverez dans UtoRadio, le morceau An ordinary life du groupe Telepopmusik, utilisé pour la bande annonce de Hippocanthropy.